L’intéressé ne saurait sérieusement attendre du Conseil d’Etat plus de détails quant au degré de connaissances nécessaires à l’obtention du diplôme d’enseignement. Une telle exigence n’est pas réaliste : dans son activité réglementaire, l’exécutif cantonal se heurterait en effet à des difficultés normatives auxquelles il ne pourrait parer qu’en usant de formules conceptuelles aux contours nécessairement indéfinis. P. Moor a pertinemment souligné la difficulté de l’exercice (cf. son exemple à propos des examens fédéraux de maturité in : Droit administratif, vol. I, 2ème éd., p. 340).