F. Le 6 novembre 2009, les époux B. portèrent leur cause devant la Cour de droit public du Tribunal cantonal, en concluant à l’annulation de ce prononcé du Conseil d’Etat. A l’appui de leur recours, ils maintenaient que l’ordre de remise en état des lieux devait mentionner la possibilité de régulariser la situation par le dépôt d’une demande subséquente d’autorisation de construire. A les entendre, la LC ne prévoyait pas la possibilité d’assortir les autorisations de construire de réserves: la clause accessoire litigieuse serait ainsi frappée de nullité. Sa formulation ambigüe aurait induit en erreur le mari, dont la bonne foi méritait d’être protégée.