La commune a renoncé à se déterminer le 19 décembre 2005. Après avoir obtenu une prolongation de délai, le Conseil d’Etat a conclu au rejet du recours notant, dans ses observations du 23 janvier 2006, que le nouvel article 4 tenait compte de la situation créée par le projet de 3e correction du Rhône et entendait empêcher d’éventuels droits acquis contraires. Sur le deuxième point l’autorité attaquée justifie la référence aux charges du droit des constructions par la corrélation entre la nouvelle prise d’eau et la modification de la concession. A réception de ces réponses, la recourante a sollicité la suspension de l’instruction jusqu’à droit connu sur le recours qu’elle-même