Doit donc se récuser tout juge dont on peut légitimement craindre un manque d'impartialité. b) Pour se prononcer sur l'existence, dans une affaire donnée, d'une raison légitime de redouter d'un juge un défaut d'impartialité, l'optique du justiciable entre en ligne de compte, mais ne joue pas un rôle décisif; l'élément déterminant consiste à savoir si les appréhensions de l'intéressé peuvent passer pour objectivement justifiées (ATF non publié Pierre-Hubert Fornerod du 19 juillet 2000, consid. 2d et les références citées). La démarche objective implique la prise en compte de considérations de caractère fonctionnel et organique.