Cette analyse n'est pas aisée à transposer au cas d'un contrat de droit administratif. Il paraît difficile de retenir l'existence d'un préjudice irréparable, alors même que sont envisageables, après la révocation du contrat ou la constatation de sa nullité, des voies de restitution des prestations échangées, voire des actions complémentaires en dommages et intérêts (sur ces questions, voir Klein, op. cit., p. 221 ss). Quoi qu'il en soit, la défenderesse fait valoir à cet égard essentiellement le fait que la conclusion du contrat l'a amenée à adopter le plan de quartier «E»; il faudrait voir là précisément un préjudice irréparable.