Il s'agit de déterminer le moment à partir duquel l'intéressé a pris des dispositions irréversibles, entraînant pour lui un préjudice difficilement réparable. Tel est le cas du constructeur qui, sur la foi d'une autorisation de bâtir, procède à la démolition du bâtiment existant sur le fonds (on ne parle pas, en revanche, de dispositions irréversibles, lorsque celui-ci se borne à de simples actes préparatoires à la construction; Moor, ibid. p. 335). Cette analyse n'est pas aisée à transposer au cas d'un contrat de droit administratif.