On peut en effet interpréter cette règle attributive de compétence à la juridiction civile comme autorisant implicitement aussi l'arbitrage dans une telle cause (cela rejoint l'exigence formulée par l'auteur précité, p. 594, selon laquelle, en matière de droit public, le droit positif ne doit pas exclure l'arbitrage et doit même comporter une disposition qui l'autorise). Quoi qu'il en soit, la pratique a admis l'arbitrabilité dans divers cas de contentieux patrimonial relevant du droit public (même auteur, p. 593 s) et tout spécialement en présence de contrats de droit administratif (p. 610 s.; mais non s'agissant d'un contrat relatif au zonage: ZBl 1999, 547).