Dans l’ATF 129 I 113 cité par les requérants, le Tribunal fédéral a indiqué que la liberté syndicale n’allait pas au-delà de la reconnaissance aux organisations syndicales d'un simple droit d'être entendu dont la mise en oeuvre et les modalités appartiennent aux cantons (consid. 3.5). En l’espèce, il n’est pas contesté que la requérante Fédération syndicale SUD Service public a participé à des négociations ayant précédé l’adoption du projet de loi (requête, chiffre 22), même si elle n’a pas signé de convention avec le Conseil d’Etat. On ne voit dès lors pas en quoi son droit d’être entendu aurait été violé. S’il est au surplus prévu à l’art.