Par ailleurs, dans l’arrêt de référence, le Tribunal fédéral a insisté sur la dimension politique de la question imposant une certaine réserve au juge. Or, le choix du législatif lausannois de ne pas interdire complètement la mendicité, à l’instar du canton de Genève, mais d’en tolérer certaines formes acceptables, que ce soit dans une approche humanitaire de la détresse des plus démunis ou dans la tolérance de ceux qui refusent de s’insérer dans le monde du travail, voire ne le peuvent, s’inscrit de toute évidence dans une dimension politique qui doit être respectée.