Les requérantes soutiennent qu'"aucune loi ou règlement quelconque ne définit la manière dont sont calculés les tarifs imposés"; ces tarifs auraient été fixés sur la base de critères "totalement invérifiables et arbitraires". Elles se plaignent à ce propos également d'une restriction de leur liberté économique dépourvue d'une base légale suffisante. a) Aux termes de l'art. 4 al. 1bis let. a LPFES, "les prestations socio-hôtelières sont fixées dans le standard officiel établi par le Conseil d'Etat, après consultation des associations faîtières, et qui constitue la base du tarif journalier".