L'autorité de validation n'a pas à se livrer à un examen définitif de constitutionnalité, ni à résoudre par avance tous les cas d'application qui pourraient se poser. Elle doit se demander seulement si l'initiative qui lui est soumise est susceptible de trouver sa place au sein de l'ordre juridique, la protection des droits politiques devant être distinguée de celle des autres droits constitutionnels des citoyens (TF 1C_578/2010 du 20 décembre 2011 c. 3.2, destiné à la publication). c) Une initiative populaire cantonale doit respecter les conditions matérielles qui lui sont imposées et ne contenir aucune norme contraire au droit supérieur (ATF 133 I 110 c. 4.1).