Il incombe par conséquent aussi bien au Conseil d'Etat qu'au Grand Conseil de respecter ces délais. Que ce dernier fixe son propre calendrier et qu'il ait besoin de temps pour prendre position sur l'initiative et traiter le contre-projet, qu'il appartienne en outre au Grand Conseil de convoquer les électeurs s'il n'approuve pas l'initiative, ne dispense pas le Conseil d'Etat de prendre lui-même en temps utile les dispositions nécessaires pour que le processus parlementaire et l'éventuelle votation populaire puissent se dérouler dans les délais fixés par l'art. 82 de la Constitution. b) Cela dit, si la durée maximum de trois ans prescrite par la Constitution détermine