Remis à la poste sous pli recommandé adressé au Conseil d'Etat le 6 mai 2010, le recours est intervenu en temps utile. Il en va de même du présent recours, interjeté dans les dix jours suivant la réception (le 5 juillet 2010) de la décision du Conseil d'Etat. 5. Selon les recourants, le Conseil d'Etat commettrait un déni de justice formel en refusant de "fixer formellement la date de votation dans le délai constitutionnel". Il n'en est rien, en tous cas si "fixer la date de votation" signifie convoquer les électeurs pour une date déterminée. Comme le rappelle le Conseil d'Etat, la votation n'est pas certaine. Si elle est approuvée par le Grand Conseil, l'initiative deviendra