Ainsi la seule suspicion d'actes pénalement répréhensibles ne suffit pas. Sur ce point, on peut se référer à la doctrine et à la jurisprudence de droit privé qui considèrent que le dépôt d'une plainte pénale et les soupçons sérieux que l'employeur pourrait nourrir à l'endroit du travailleur ne suffisent pas pour fonder un motif de renvoi immédiat, car il s'agit de circonstances unilatérales qui ne dispensent pas celui qui invoque les justes motifs d'établir la réalité objective des faits dont il se prévaut (cf. Rémy Wyler, Droit du travail, 2è éd., Berne 2008, p. 495).