La loi fixe en effet la durée du mandat politique à cinq ans (art. 32 al. 1 LEDP), considérant qu'il s'agit d'une période adéquate pour mener à bien une politique cohérente qui puisse se construire sans être soumise à la pression de l’opinion publique. L’intérêt public à la confiance que le citoyen doit pouvoir placer en ses représentants – et plus largement dans l’ensemble des institutions étatiques – doit ainsi être mis en balance avec l’intérêt public à la stabilité politique, garantie par des législatures dont la durée est définie par la loi.