Il se réfère à la présomption d’innocence, dont il maintient qu’elle s’applique à son cas, et qui rendrait illégale la décision attaquée. Le Conseil d’Etat a dupliqué le 28 janvier 2009 et a maintenu les conclusions prises dans la réponse. Il souligne que les faits reconnus, indépendamment de leur qualification pénale, sont de nature à porter atteinte au lien de confiance qui doit lier la population à ses autorités. Il soutient également qu’il ne serait en rien aberrant que le recourant soit révoqué alors qu’il pourrait ensuite être acquitté. Le juge instructeur s’est fait remettre en consultation le dossier pénal, dont une partie (dénonciation de C.________, arrêt du Tribunal d’accusation