Dans leur mémoire complémentaire du 20 juin 2009, les requérants ont modifié leurs conclusions en demandant notamment à la Cour constitutionnelle de constater "que le vote du Conseil d'Etat instituait une règle de droit". La recevabilité de ces conclusions nouvelles paraît douteuse à double titre. Tout d'abord, dans le cadre du contrôle abstrait des normes cantonales ou communales, la requête à la Cour constitutionnelle ne peut pas tendre à la seule constatation que l'acte contesté n'est pas conforme au droit supérieur. Si tel est le cas, l'acte attaqué doit être annulé (art.