En définitive, si, sur ce point, la brochure litigieuse n'échappe pas à toute critique au regard de l’exigence de clarté que les autorités devraient respecter dans la rédaction d'un message explicatif, les manquements constatés ne sont pas tels qu’ils puissent influer d'une manière décisive sur le débat et l'issue du vote. On relèvera en dernier lieu que la présente affaire se distingue de celle jugée par le Tribunal administratif du Canton de Genève le 18 novembre 2008 où le Conseil d’Etat s’était manifestement écarté de son devoir d’information objective en développant une argumentation contre l’initiative soumise à votation dans la partie réservée à la présentation de l’objet du vote.