Il n’en demeure pas moins que le rapport explicatif ne constitue pas une expertise juridique et qu'une certaine simplification, comportant un résumé des éléments juridiques ou techniques essentiels, est possible (ATF 130 I 290 consid. 4.1 p. 296 s., traduit et résumé in RDAF 2005 I, p. 454, JT 2006 I 384, votation concernant la suppression du pourvoi en nullité à Zurich). Pour qu’une erreur matérielle contenue dans le message explicatif soit considérée comme un vice entachant la validité du vote, il faut qu’elle touche un point essentiel et qu’elle paraisse grave (Etienne Grisel, Initiative et référendum populaires, 3e édition, Berne 2004, p. 120).