Quant à l'argument tiré des travaux législatifs de la LPers, qui confirment la volonté du parlement de confier au Conseil d'Etat certaines compétences liées à la gestion du personnel (Exposé des motifs et projet de loi sur le personnel de l'Etat de Vaud, BGC septembre 2001, p. 2221), ce serait aller à l'encontre du principe constitutionnel mentionné plus haut que de retenir, sur la base de l'exposé des motifs, que le Grand Conseil n'aurait plus aucune compétence en la matière à partir du moment où il aurait délégué l'une ou l'autre tâche au Conseil d'Etat. Les requérants voient une violation du principe de la légalité dans le fait que les deux règlements et l'arrêté du Conseil d'Etat du 28