Sa brièveté exceptionnelle est due au souci de la sécurité, mais aussi de la dignité du corps électoral : il ne conviendrait pas que les décisions de l’organe souverain soient remises en cause après plusieurs semaines (Grisel, op. cit., nn. 320 et 321, pp. 138-139). Un auteur rapporte qu’en matière cantonale les délais de recours fixés habituellement par la loi – cantonale – dépassent rarement une semaine; selon lui, cette brièveté, qui est habituelle dans le domaine des droits politiques, se justifie pleinement (Grisel, op. cit., n. 339, p. 143). Ces délais sont de nature péremptoire, les recours tardifs étant en principe irrecevables (Grisel, eod.