L’application de la règle peut se révéler délicate. En cas de doute, le critère décisif se déduit de la bonne foi : il serait contraire au principe de la bonne foi d’attendre le résultat pour se plaindre de faits qui étaient déjà notoires auparavant, le législateur fédéral ayant précisément voulu éviter pareille manœuvre. Le second délai, de caractère absolu, entraîne la péremption du droit de recours auprès du gouvernement cantonal et de l’autorité fédérale. Sa brièveté exceptionnelle est due au souci de la sécurité, mais aussi de la dignité du corps électoral : il ne conviendrait pas que les décisions de l’organe souverain soient remises en cause après plusieurs semaines (Grisel, op.