Ce principe interdit à un organe d'outrepasser le cadre qui lui est tracé et d'empiéter sur les compétences d'un autre organe. Dans le même temps, il entend assurer un équilibre entre les trois pouvoirs par un système de contrepoids et de contrôles réciproques (Moor, Droit administratif, vol. I, 2ème éd., ch. 3.1.1, pp. 185 ss et ch. 3.1.2.3, p. 195; Erol Baruh, Les commissions d'enquête parlementaires, thèse Lausanne 2007, n. 207 p. 79; Andreas Auer, Giorgio Malinverni et Michel Hottelier, Droit constitutionnel suisse, vol. I, 2ème éd., n. 1720 ss, pp. 608 ss). La haute surveillance vise à déceler d'éventuels dysfonctionnements de l'appareil administratif ou judiciaire;