Les recourants invoquent une violation de leur droit d'être entendu du fait qu'ils n'ont pu s'exprimer sur la question de la validité de l'initiative avant que la décision attaquée ne soit prise, en particulier sur le fait nouveau que constituait l'exécution du contrat de vente le 8 novembre 2006. Cette violation devrait entraîner l'annulation de la décision. Le Tribunal fédéral n'a pas résolu la question de savoir si l'autorité compétente pour statuer sur la validité d'une initiative doit, en vertu de l'article 29 alinéa 2 Cst (auparavant, de l'art. 4 aCst), donner aux initiants l'occasion de s'exprimer préalablement à ce sujet (ATF 123 I 63 (f) c. 2; ATF 100 Ia 386, c. 3).