, n. 1075, p. 372). Selon l’article 643 alinéa 3 CC, les fruits naturels non séparés font partie intégrante de la chose jusqu’à leur séparation et suivent donc le sort juridique de la chose à laquelle ils sont reliés (Steinauer, op. cit., nn. 1061 et 1077, pp. 369 et 372-373). En revanche, une fois qu’ils ont été séparés, les fruits naturels deviennent des choses mobilières indépendantes, qui peuvent faire l’objet de droits réels distincts. Si un tiers a la jouissance de la chose, il acquiert alors la propriété des fruits, en principe dès leur séparation; il s’agit d’un mode d’acquisition originaire de la propriété (Steinauer, op. cit., n. 1079, p. 373; ATF 131 III 217 consid.