ATF 128 I 167, c. 4.5). Au regard de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme dans l'affaire Camenzind précitée, un tel besoin de protection pourrait être réalisé en cas de visite domiciliaire non annoncée, d'autant que celle-ci ne fait pas l'objet d'un mandat judiciaire préalable, ce qui permettrait un examen concret du respect du principe de proportionnalité. On peut aussi citer la possibilité, en relation avec un acte réel, d'une action en responsabilité de l'Etat, dans le cadre de laquelle la licéité et la constitutionnalité in concreto de la visite domiciliaire pourraient être examinées (ATF 128 I 167, c. 4.5).