Il existe un intérêt public certain à pouvoir vérifier que les locaux mis à disposition des demandeurs d'asile ne soient occupés que par les ayants droit et non par d'autres personnes, le cas échéant contre paiement, au mépris de la décision d'hébergement, d'autant que de tels cas se sont déjà produits par le passé, selon les allégations non contestées de l'intimée. Il est en effet dans l'intérêt public non seulement d'assurer la salubrité et l'hygiène publiques, la protection des populations mineures (BGC, 7 février 2006 p. 9, intervention Glatz) mais aussi d'éviter des abus de la prestation d'hébergement (cf. EMPL, op.