On ne voit pas qu'une norme organisationnelle relative aux compétences d'octroi de l'aide d'urgence puisse être assimilée à de la torture ou à un comportement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 CEDH. Sous l'angle de l'article 8 CEDH, les requérants soutiennent que cette disposition impose des prestations positives à l'Etat contractant qui ne peut pas se contenter de s'abstenir de porter atteinte à la vie privée, mais doit aussi en assurer la garantie, c'est-à-dire l'accès sans contrainte à des moyens minimaux pour vivre. Ce faisant, les requérants méconnaissent le fait que la CEDH n'institue elle-même aucun règle relative à l'octroi de prestations sociales minimales. b)