La durée de l'effet rétroactif, soit trois mois, est admissible. Dans un arrêt où les recourants critiquaient le fait que la convention socio-hôtelière 2004 ait été publiée partiellement et "pratiquement trois mois après [sa] mise en vigueur", empêchant dans l'intervalle les résidents d'en prendre connaissance, voire de la contester, le Tribunal fédéral a constaté que le Conseil d'Etat a adopté la convention par arrêté deux mois après sa signature, et l'a promulguée deux semaines plus tard; il a conclu que l'échelonnement dans le temps de ces actes était raisonnable (arrêt du 18 janvier 2005, 2P.87/2004 et 2P.162/2003, c. 12;