Le Tribunal fédéral a eu l'occasion d'examiner une disposition de la loi cantonale lucernoise sur l'exercice des droits politiques qui prévoit également un délai de trois jours pour recourir lorsque sont dénoncées des irrégularités dans le cadre de la préparation d'un scrutin. ll a relevé à cette occasion qu'un délai de trois jours est très bref, notamment pour apprécier la situation en fait et en droit et consulter cas échéant un avocat. Il n'a dès lors pas exclu que cette brièveté dissuade certains citoyens d'agir, ou les empêche de le faire.