La requête est ainsi recevable. 2. Le principe de la bonne foi est l'émanation d'un principe plus général, celui de la confiance, lequel suppose que les rapports juridiques se fondent et s'organisent sur une base de loyauté et sur le respect de la parole donnée (Andreas Auer/Giorgio Malinverni/Michel Hotelier, Droit constitutionnel suisse, vol. II, § 1115, p. 541). Ancré à l'article 9 Cst. féd. (l'article 11 Cst-VD, dont le libellé est identique, n'a pas de portée propre), le principe de la bonne foi vaut pour l'ensemble de l'activité étatique.