En revanche, le grief de violation du principe de l'intérêt public doit être écarté. Les requérantes invoquent en effet ce moyen par rapport à leurs intérêts financiers et non en fonction de leur autonomie. Il en est de même du grief relatif à l'absence de réglementation transitoire. Certes, doctrine et jurisprudence déduisent du principe de la bonne foi et de la proportionnalité que les modifications du droit ne sont admissibles, dans certaines circonstances, que moyennant le respect d'un certain délai transitoire (Moor, Droit administratif I, 2e éd., Berne 1994, pp. 176 ss et réf.