En revanche, dans la mesure où est en cause le règlement du 23 février 2005, force est de relever que ce dernier texte est bien susceptible d'une requête auprès de la Cour constitutionnelle; celle-ci a été formée en temps utile et les requérants, propriétaires d'un immeuble dans le canton de Vaud, qu'ils habitent, peuvent à l'évidence se prévaloir d'un intérêt digne de protection à l'annulation de ce texte (sur ce critère fondant la légitimation à saisir la Cour constitutionnelle, v. art. 9 al. 1 LJC, ainsi que Jean Moritz, Contrôle des normes: la juridiction constitutionnelle vaudoise à l'épreuve de l'expérience jurassienne, in RDAF 2005 I 1, spéc. p. 17 ss).