Or, il leur appartenait de veiller à ce que les prestations dispensées correspondent bien à des prestations au sens de la LAMal. La défenderesse se réfère, sur ce point, aux directives internes du CHUV, d’après lesquelles les médecins doivent se limiter aux mesures d’urgences médicales en cas d’admission de patients étrangers séjournant en Suisse sans titre de séjour valable et ne bénéficiant pas de garantie financière solide. Elle s’appuie, en outre, sur l’art. 23 CVHo, qui prévoit que l’hôpital facture directement au patient les prestations hors convention non obligatoirement à charge des assureurs et demandées par le patient ou sa famille.