Il peut certes être donné acte au recourant que l’ordonnance lui a été notifiée près de treize mois après son audition par la police et que, en l’absence de signature, on ignore qui a effectivement retiré le pli litigieux au guichet. Il n’en demeure pas moins que l’avis a été remis dans la case postale du recourant (P. 11), et que le pli contenant l’ordonnance pénale a été retiré à la Poste. Dans cette mesure, quand bien même le recourant se serait trouvé alors à l’étranger – ce qui n’est pas établi –, le pli recommandé qui contenait l’ordonnance pénale du 30 avril 2021 est bien entré dans sa sphère de puissance le 3 mai 2021.