Ce grief est proche de la témérité. En effet, comme le prévenu le dit lui-même, cela fait des années qu’il n’a plus de document d’identité valable, respectivement qu’il n’a pas jugé utile d’aller faire renouveler son passeport ou sa carte d’identité auprès du Consulat Général du [...] à Genève. Il ne saurait donc exciper de sa bonne foi dans le cas d’espèce. En outre, il pouvait à tout le moins tenter de documenter sa procuration au moyen de sa carte d’assurance-maladie (P. 4/11), ce qu’il ne prétend pas avoir fait. Force est donc de constater que le recourant ne rend pas vraisemblable que le défaut n’est imputable à aucune faute de sa part.