public aurait à tout le moins dû, entre sa première tentative d’appel infructueuse le 29 juin 2018 et la reddition de l’ordonnance attaquée en date du 26 juillet 2018, tenter de joindre téléphoniquement le prévenu une seconde fois (à deux ou trois jours d’intervalle), vérifier au Registre cantonal des personnes qu’il était toujours sans domicile connu et contrôler qu’il ne figurait pas sur les listes des personnes détenues. De telles démarches ne paraissent manifestement pas disproportionnées, compte tenu des conséquences d’une notification fictive, notamment quant au respect de la garantie de l’accès à un juge.