2.3 En l’espèce, lorsque le pli recommandé contenant l’ordonnance pénale a été remis au personnel de la réception du Centre d’accueil de Malley-Prairie, la recourante était prise en charge par cette institution depuis près de trois mois en tout cas. Elle occupait un logement mis à sa disposition par cette institution, qui n’était, pour des raisons de sécurité, pas équipé d’une boîte aux lettres propre, ni d’une sonnette indiquant le nom de la recourante. Conformément à son but protecteur, l’institution faisait rempart entre la recourante et le monde extérieur.