En effet, il faut relever que les faits incriminés se rapportaient dans le cas d’espèce à une infraction de moindre importance, relative de surcroît au véhicule du père du recourant et dont P.________ pouvait a priori penser qu’elle était imputable principalement à ce dernier, au sujet duquel la police l’avait d’ailleurs questionné. Dans ces circonstances, on peut admettre que le recourant pouvait raisonnablement imaginer qu’il n’y avait pas de procédure pénale ouverte à son endroit et qu’il ne devait donc pas s'attendre à recevoir des communications de la part du Ministère public, encore moins une ordonnance pénale.