Pour le surplus, lors de ses trois auditions par la police, le recourant, qui avait déjà été interpellé pour séjour illégal, s’est contenté d’indiquer que sa situation était connue des services de police. A aucun moment, il n’a fourni de renseignements utiles sur un quelconque lieu de séjour en Suisse où il pourrait recevoir des communications des autorités. N’ayant que des indices vagues et imprécis pour orienter ses recherches, on ne voit pas quelles démarches concrètes le Ministère public aurait pu entreprendre pour déterminer le lieu de séjour du recourant. Celui-ci n’en indique d’ailleurs aucune.