Dans l’argumentation de la recourante, on ne discerne pas que le sens évident du testament incriminé reviendrait à la considérer comme unique héritière. Il apparaît au contraire qu’elle a été désignée unique héritière des biens immobiliers du défunt et que les héritiers institués l'ont été sur l’ensemble des avoirs bancaires. Cette interprétation a pour conséquence que les dispositions du défunt constituent une règle de partage, laquelle règle n'a pas à être examinée au moment de la délivrance du certificat d'héritiers. Dans le doute, l’attribution d’un objet de la succession à l’un des héritiers est réputée règle de partage et non legs (ATF 100 II 440; 101 II 36).