Cette violation du droit d’être entendu entraîne l’annulation de l’ordonnance attaquée, le vice ne pouvant pas être réparé par la Chambre des recours civile qui dispose d’un pouvoir de cognition plus restreint que l’autorité d’appel s’agissant des faits (cf. supra consid. 2.1). Le respect du droit d’être entendue de la recourante commande le renvoi de la cause à l’autorité de première instance pour nouvelle décision. Il incombera à la présidente d’expliquer les raisons qui l’ont conduite à appliquer l’art. 126 CPC et à écarter les arguments formulés par la recourante, si elle devait confirmer sa décision, ou d’exposer les motifs justifiant sa modification.