En vertu de l’art. 95 al. 1 ORFI, les loyers et les fermages perçus par l’office ne peuvent être affectés au service des intérêts des créances garanties par gage qui ne font pas l’objet de poursuites ; en revanche, des acomptes peuvent être payés, même avant la réquisition de vente, au créancier poursuivant qui prouve que sa créance a été reconnue ou constatée par prononcé définitif. Si la dette n’est pas reconnue par le débiteur ou constatée judiciairement, un paiement d’acomptes sur les loyers et fermages perçus par l’office est exclu (ATF 130 III 720, JT 2006 II 146).