En l'espèce, la fille de l'intimée n'a volontairement pas transmis le commandement de payer à sa mère afin de ne pas lui causer de souci. Ce comportement, incité par un mobile affectif, ne saurait être imputé à faute à l'intimée. On ne voit pas non plus que celle-ci aurait négligé un éventuel devoir d'instruction à ses proches, la précédente poursuite exercée contre elle par la recourante datant de plus d'une année auparavant.