Il y a lieu néanmoins de faire preuve de rigueur en la matière en raison de la portée juridique du procès-verbal de saisie. Ce dernier deviendrait, en cas de rejet du recours, exécutoire, de sorte que les créanciers pourraient se prévaloir de la saisie du treizième salaire 2008, tandis que la recourante pourrait, le cas échéant, s'opposer, sur la même base, à la distribution du treizième salaire 2007, qui n'aurait pas été formellement saisi. Par ailleurs, une correction du procès-verbal de saisie dans le cadre d'une réforme de la décision entreprise n'est pas possible, car elle équivaudrait à une reformatio in pejus.