utilise ce travail, tombe sous le coup de l’art. 5 let. b LCD s’il savait ou devait supposer que son mandant agissait sans l’autorisation préalable de l’auteur des documents (Troller, op. cit., p. 366). Toute prestation n'est cependant pas couverte par l'art. 5 LCD. En effet, pour être protégée contre la reprise indue, la prestation doit en principe être le résultat matérialisé d'un travail ayant nécessité des efforts intellectuels et matériels (ATF 122 III 469 consid. 8b; ATF 117 II 199 consid. 2a/ ee, JT 1992 I 376). L'art. 4 LCD prévoit qu'agit également de façon déloyale celui qui, notamment, incite un client à rompre un contrat en vue d’en conclure un autre avec lui (let. a).