que, pour la doctrine, cette exigence de haute vraisemblance de l'action au fond a pour but de prévenir des actions abusives – notamment lorsqu'elle sont dilatoires – et, qu'en d'autres termes, l'exigence posée par cette disposition n'est pas remplie du seul fait que l'action n'apparaît pas dénuée de chances de succès, mais bien car les chances de succès du requérant (débiteur poursuivi) apparaissent nettement meilleures que celles de sa partie adverse (créancier poursuivant) ou, du moins, très bonnes, et qu'après un examen prima facie, le juge soit enclin à partager le point de vue du requérant (Schmidt, Commentaire romand, n. 9 ad art.