que ces conclusions reconventionnelles sont largement inférieures aux montants réclamés en poursuite, la requérante s'étant réservé de les augmenter, qu'elle fonde ses prétentions sur des événements survenus le 16 février 2006, faisant valoir en substance que les intimés l'ont délogée des locaux commerciaux qu'elle occupait et l'ont ainsi empêchée de continuer à exploiter son commerce, que le 16 mai 2006, la requérante a déposé plainte pénale pour violation de domicile, contrainte et menaces, en raison des événements survenus ce jour-là, qu'une enquête pénale portant sur les faits du 16 mai 2006 a dès lors été ouverte,