Plus exactement, l'abus de droit réside dans le fait que l'ayant droit adopte un comportement contradictoire (venire contra factum proprium) : l'inaction prolongée suscite l'apparence d'une tolérance, que contredit l'action en justice intentée des années plus tard (TF 4A_171/2023 précité consid. 3.1 ; TF 4A_91/2020 précité consid. 4.1). Le simple fait de tarder avant de faire valoir son droit ne constitue en revanche pas à lui seul un abus de droit (ATF 131 III 439 consid. 5.1 ; TF 4A_161/2022 du 5 juin 2023 consid. 4.4).