Dans ces conditions, et si la protection provisionnelle était accordée seulement contre l’intimée X.________AG, titulaire des deux marques litigieuses, il serait facile pour celle-ci d’en céder l’usage aux autres intimées. La requérante serait alors contrainte de déposer une requête consécutive à cette cession, devant dans ce cadre rendre vraisemblable, par exemple, qu’il y a eu "transit" du signe concerné au sens de l’art. 13 al. 2 let. d LPM ; cela risque de ralentir considérablement, voire réduire ou retirer toute portée à la protection provisionnelle. Certes, il faut faire preuve de réserve dans cette approche, sous peine de faire droit à des conclusions trop générales.